Et vous… quel est votre plus beau souvenir d’ école ? Ou votre plus mauvais souvenir d’école !

J’ai le souvenir qu’en classe de CM2, nous avions un correspondant début d’année, qui était scolarisé dans un autre établissement au sein du département.

Au départ cela pouvait nous paraître abstrait de communiquer par courrier avec quelqu’un que nous ne connaissions pas. Néanmoins ce fut un exercice assez amusant et régulièrement nous nous écrivons des lettres et racontons les expériences communes que nous vivions en CM2. Puis en fin d’année, ma maîtresse de l’époque qui avait mis en place ce système de correspondants avait décidé, avec la maîtresse de l’autre école que les deux classes se rencontreraient afin de faire connaissance. La rencontre fut assez amusante et j’ai le souvenir d’avoir été très intimidé par la situation, j’étais paradoxalement moins à l’aise qu’à l’écrit.

C’est un très bon souvenir que je garde encore aujourd’hui.

Comment et pourquoi avez-vous choisi cette formation de futur.e professeur.e des écoles ?

Depuis enfant, j’ai toujours porté une attention particulière envers les professeurs des écoles et je n’avais jamais écarté de faire ce métier un jour.

Au collège et surtout au lycée, j’avais des envies d’ailleurs sans pour autant complètement écarter ce métier.

Pendant l’année de terminale, période à laquelle il faut faire ses vœux pour les études supérieures, je décide ainsi une voie complètement différente à ce cursus. En fin de licence je décide de choisir un cursus qui n’a pas beaucoup de lien avec le métier de l’enseignant. Au cours de mon année de Masters, je ne me sens pas du tout épanoui et je me pose beaucoup de questions. Et c’est ainsi que j’ai décidé de devenir professeur des écoles.

Les raisons ont été diverses, mais l’envie profonde de transmettre a été déterminante. Enfin au fond de moi le domaine de l’école m’a toujours fasciné, donc c’est avec joie

Projetez-vous en tant qu’enseignant.e : comment la collaboration entre enseignant.s et artistes peut-elle renforcer le sens des apprentissages à l’école ?

Je pense que la collaboration entre les enseignants et les artistes peut donner davantage de sens aux apprentissages car ils les rendent plus concrets, plus vivants et plus proches de l’expérience des élèves. Cela permet de dépasser les apprentissages traditionnels ou  purement théoriques pour les ancrer dans des projets créatifs et culturels.

Travailler avec un artiste permet aux élèves de découvrir les savoirs d’une autre manière. Les élèves peuvent aussi comprendre que ce qu’ils apprennent en classe peut être utilisé dans des créations réelles et pas seulement pour réussir des contrôles.

Je pense que la performance réalisée par ces artistes m’a permis de mieux comprendre les réalités du métier et m’a donné des repères utiles pour construire mon identité professionnelle d’enseignant.

Cette performance autour du témoignage d’ Élisabeth a t-elle modifié ou transformé votre perception du métier ? Quelles traces cela pourrait-il vous laisser ?

La performance autour du témoignage d’Élisabeth a modifié ma perception du métier.

Jusqu’alors, je concevais le travail artistique principalement comme un espace d’expression esthétique et créative.

En découvrant le récit d’Élisabeth intégré à la performance, j’ai pris conscience à quel point notre futur métier peut devenir un vecteur de transmission entre des vécus intimes et un public plus large.