Visite de la collection Société Générale par les DIU Lettres de Paris-Nanterre

Mardi 9 décembre 2025, Stéphanie Martel, Formatrice Académique en Formation Initiale en Lettres à l’université Paris-Nanterre, a emmené une quarantaine de professeurs-stagiaires de DIU lettres au quartier d’affaires de la Défense pour découvrir la collection d’art contemporain de la Société Générale.

Deux guides les ont initié à l’art contemporain en focalisant leur propos sur la matière, la lumière, la rupture avec les codes traditionnels de l’exposition d’œuvres plastiques, l’illusion, la représentation du flou, le déplacement des regards vers l’expérience du spectateur.

En préparation de la visite, les professeurs stagiaires de lettres modernes et lettres classiques ont reçu une activité conçue par la formatrice pour une de ses classes avec la consigne d’adopter la posture d’élèves lors de la visite et de réaliser l’activité, très centrée sur la réception sensible des œuvres.

L’objectif était de montrer et d’expérimenter un support ludique, facile d’utilisation pour une visite. Les réalisations des stagiaires seront confrontées avec celles des élèves, ce qui donnera lieu à une réflexion sur les différences et/ou les ressemblance de regards portés sur ces œuvres, et probablement aussi sur la pertinence d’une visite de ce type pour permettre aux élèves de manifester leurs goûts et leur jugement esthétique.

En cours, les stagiaires réfléchiront et proposeront des activités permettant d’exploiter les réactions des élèves manifestées au travers de l’activité.

Parallèlement, les guides de la collection d’art contemporain ont amenés les étudiants à se questionner sur le fait d’exposer dans un environnement a priori incompatible : un immeuble de bureaux, des salles de réunions, le secteur tertiaire. Elles ont également évoqué le nécessaire accompagnement à la lecture de l’art contemporain, par exemple en amenant les publics à prendre de la distance par rapport aux émotions pouvant être ressenties par les spectateurs.

Comme des élèves, les professeurs-stagiaires ont exprimé leurs goûts : ils ont apprécié certaines pièces, et au contraire n’ont pas été émus par d’autres. Il était intéressant de les voir passer de la posture de l’élève à celle de l’enseignant initiateur d’une visite culturelle.

Souvent surpris, désorientés voire confus devant certaines œuvres ils n’en ont pas moins été touchés et émerveillés par la magie et la poésie qui émanait de certaines pièces, tous désireux de comprendre la conception, les jeux d’équilibres, les illusions et les matières.

La très grande diversité des œuvres présentées a permis à chacun, comme pour une classe, de sortir du quotidien et de s’immerger dans une bulle faite de couleurs, de lumière, mais surtout de curiosités, de surprises et d’interrogations.

Un moment privilégié dont certains ont eu beaucoup de difficultés à s’extraire.

Un grand merci à Stéphanie Martel pour son investissement auprès des étudiants et pour son aide dans la rédaction de cet article.